1. Martyre de saint Jean et de son cousin Siméon.
En ce jour de l’an 20 des martyrs (304 après Jésus Christ) eut lieu la martyre de saint Jean et de son cousin saint Siméon qui étaient originaires du village de Chobra-malsse. La mère de Jean était stérile et elle priait sans cesse avec son mari pour que le Seigneur leur donne une descendance. Jean le baptiste apparut en songe à son père et l’informa que le Seigneur exaucera son désir et lui donnera un fils qui sera béni. Lorsque l’enfant naquit, son père lui donna le nom de « Jean » et construisit une église au nom de saint Jean le baptiste. Jean reçut une bonne éducation chrétienne.
Lorsque l’enfant grandit, son père le chargea de garder les moutons. Jean distribuait son repas aux bergers et restait sans manger toute la journée. En conséquence, son père le confia à un précepteur qui lui enseigna la théologie. Par la suite, il fut ordonné prêtre. Son cousin Siméon, qui continuait à garder les moutons, quitta tout et le rejoignit en devenant son disciple.
Lorsque Dioclétien réhabilita l’adoration des idoles, le deux cousins se rendirent à Alexandrie et confessèrent leur Foi en Jésus Christ devant Armanius le gouverneur de cette ville. Celui-ci les fit torturer et, enfin, les décapita et ils obtinrent la couronne du Martyre. Comme Jules d’Akfahs était présent lors de leur martyre, il rédigea leur biographie, ensevelit leurs corps et les renvoya dans leur village où une église fut édifiée en leur honneur.
Que la bénédiction de leurs prières soit avec nous. Amen !
2. Décès de saint Isaïe de Scété.
En ce jour de l’an 163 des martyrs (447 après Jésus Christ) décéda un grand saint, abba Isaïe de Scété, l’ermite. Ce saint naquit en 337 après Jésus Christ et fut rapidement attiré par l’ascétisme et l’adoration de Dieu. A l’âge de dix-huit ans, il devint moine à Scété et fut un disciple de saint Achille qui l’entraina à pratiquer l’ascétisme. Il fut contemporain et compagnon de saint Macaire le grand qui lui apprit beaucoup de choses. Il faisait partie des ermites réputés dont saint Athanase l’apostolique demandait des nouvelles dans ses lettres.
Abba Isaïe fut le maître de saint Arsène, le précepteur des fils de l’empereur. Un jour abba Isaïe vit saint Arsène qui mangeait deux genres de nourritures, des céréales et du vinaigre. Il ne voulut pas le mettre mal à l’aise surtout qu’il connaissait sa vie antérieure. Il entra dans la cellule du père Zénon et le trouva en train de mouiller du pain sec dans de l’eau salée. Alors, il prit le récipient et le déposa devant la porte de la cellule. Son but n’était pas de critiquer ce moine mais d’édifier Arsène. Puis fit sonner la cloche pour réunir les frères. Alors il dit : « Mon frère, tu as quitté les plaisir du monde et tu es venu à Scété par amour pour le Seigneur et à la recherche du Salut de ton âme. Comment peux-tu alors te délecter avec cette nourriture ? Si tu veux prendre de la sauce va en Egypte car ici il n’y a pas de place pour ce délice. » Saint Arsène entendu ses paroles et sut qu’elles lui étaient adressées.
Une autre fois saint Arsène mangeait de fèves bouillies avec les frères. Alors, il se mit à choisir les fèves de bonne qualité. Isaïe craignit que cette attitude ne perturbe l’ordre dans le monastère alors il dit à un moine : « Supporte ce que je vais te faire par amour pour le Seigneur. » Le moine lui demanda ce qu’il devait faire ; alors, il lui demanda de s’assoir à côté d’Arsène et de manger toutes les fèves de bonne qualité. » Le moine fit ce qui lui était demandé et fut surpris par Isaïe qui lui faisait des reproches en lui disant : « comment peux-tu manger toutes les fèves blanches et laisser à tes frères les noires ? » Arsène compris que ce reproche lui était adressé, il fit une génuflexion devant Isaïe et les frères en disant au moine : « Ce reproche ne t’es pas adressé ; il est destiné à Arsène. »
En 407 après Jésus Christ, abba Isaïe quitta la vallée avec ses disciples à cause de la première invasion des barbares. Il s’installa pendant quarante ans au sud de la ville de Nisibe et rédigea de nombreux écris concernant l’ascétisme qui furent nommés « Les écrits ascétiques d’Isaïe ». Il a aussi des livres traitant de la crainte de Dieu, l’examen de conscience, l’humilité, la soumission à Dieu, la douceur envers les frères, l’éternité et des conseils destinés aux débutants. Dans ses écrits saint Isaïe s’appuyait en permanence sur les principes et les textes de la sainte Bible. Ils furent répandus parmi les moines dans l’orient chrétiens dans les langues coptes, syriaques, éthiopiennes, grecques et latines. Il fut aussi traduit en français.
Bien que saint Isaïe soit copte, les syriaques le mirent en haute considération et l’honorèrent. Il décéda en paix à l’âge de 110 ans.
Que la bénédiction des prières de saint Isaïe soit avec nous et gloire soit à notre Seigneur, éternellement. Amen !
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