6 Toubah - Paroisse Copte Orthodoxe de la Vierge Marie

6 Toubah

1. Fête de la circoncision de Notre Seigneur Jésus Christ
2. Commémoration de l’enlèvement du prophète Elie
3. Décès de saint Marcien, huitième pape d’Alexandrie
4. Décès de saint Basile le grand, évêque de Césarée.

  1. L’Eglise célèbre en ce jour la circoncision (ختان) de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu avait instauré la circoncision comme un signe de reconnaissance de Son peuple parmi les autres nations. Ainsi tout enfant mâle de la descendance d’Abraham devait être circoncis le huitième jour après sa naissance. Le Seigneur avait décrété que toute personne, qui ne se conformera pas à cette Loi, sera châtiée.
    Comme notre Seigneur était né de la descendance d’Abraham selon la chair, il voulut accomplir la Loi et nous soulager de son fardeau en étant circoncis le huitième jour après sa naissance comme l’a dit saint Paul : « Si le Christ s'est fait le serviteur des Juifs, c'est en raison de la fidélité de Dieu, pour garantir les promesses faites à nos pères » Il nous a donné le signe de la nouvelle alliance, le baptême, comme l’a encore dit saint Paul : « C'est en lui que vous avez reçu la vraie circoncision, non pas celle que pratiquent les hommes, mais celle qui enlève les tendances égoïstes de la chair ; telle est la circoncision qui vient du Christ. Par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui, avec lui vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d'entre les morts. Vous étiez des morts, parce que vous aviez péché et que vous n'aviez pas reçu de circoncision. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné tous nos péchés. »
    Il nous demande d’observer cette circoncision spirituelle, celle du cœur, afin que nous vivions dans la justice et la sainteté car « personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

    Gloire soit à Notre Seigneur éternellement. Amen !

  2. En ce jour nous commémorons aussi l’enlèvement au ciel du prophète Elie le Tishbite (ألتشبى إيليا) vivant au ciel. Ce prophète vivait à l’époque du roi Achab (آخاب). Elie était au comble du désespoir lorsqu’il vit le roi se détourner du Dieu d’Israël pour adorer les idoles, suivant en cela l’exemple de la reine Jézabel (ايزابل), sa femme, celle qui avait aidé les prêtres de baal zéboub (بعل زبوب) à répandre l’idolâtrie. Elie se présenta alors devant le roi et lui dit : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d'Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n'y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j'en donne l'ordre. »
    Aussitôt les fleuves se desséchèrent et la végétation se flétrit. La famine et la vie chère se répandirent sur la terre entière. Toutefois Dieu ne se détourna pas de son serviteur mais Il lui ordonna d’aller près du torrent de Kérith (كريت), il en bu et des corbeaux lui apportaient sa nourriture matin et soir. Lorsque le torrent sécha selon la volonté de Dieu, Il lui ordonna d’aller à Sarepta, dans le pays de Sidon (صرفة صيدا). Elie y trouva une veuve qui ramassait du bois. Il lui demanda du pain pour manger. Elle lui répondit : « ‘Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n'ai pas de pain. J'ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d'huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons.’ Élie lui dit alors : "N'aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël :
    Jarre de farine point ne s'épuisera,
    vase d'huile point ne se videra,
    jusqu'au jour où le Seigneur
    donnera la pluie pour arroser la terre."
    La femme alla faire ce qu'Élie lui avait demandé, et longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par la bouche d'Élie. Après cela, le fils de la femme chez qui habitait Élie tomba malade ; le mal fut si violent que l'enfant expira. Alors la femme dit à Élie : ‘Qu'est-ce que tu fais ici, homme de Dieu ? Tu es venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils !’ Élie répondit : ‘Donne-moi ton fils !’ Il le prit des bras de sa mère, le porta dans sa chambre en haut de la maison et l'étendit sur son lit. Puis il invoqua le Seigneur : ‘Seigneur, mon Dieu, cette veuve chez qui je loge, lui veux-tu du mal jusqu'à faire mourir son fils ?’ Par trois fois, il s'étendit sur l'enfant en invoquant le Seigneur : ‘Seigneur, mon Dieu, je t'en supplie, rends la vie à cet enfant !’ Le Seigneur entendit la prière d'Élie ; le souffle de l'enfant revint en lui : il était vivant ! Élie prit alors l'enfant, de sa chambre il le descendit dans la maison, le remit à sa mère et dit : ‘Regarde, ton fils est vivant !’ »
    Lorsque Jézabel apprit qu’Elie avait fait et comment il avait fait égorger tous les prophètes de Baal, elle le menaça de mort. Devant cette menace, Élie se hâta de partir pour sauver sa vie et alla se cacher à la montagne de l'Horeb (حوريب جبل). « La parole du Seigneur lui fut adressée : ‘Que fais-tu ici ?’ Il répondit : ‘Seigneur, ils ont renversé tes autels, et tué tes prophètes par l'épée. Je suis le seul à être resté et ils cherchent à me tuer.’ Il lui fut dit : ‘Ne craint rien, je me suis réservé sept milles hommes, tous ceux qui n’ont pas plié devant baal.’ »
    Après la mort d’Achab, Ochozias (أخزيا) lui succéda et se comporta mal aux yeux du Seigneur. Il tomba du balcon et allait mal. Il envoya des messagers pour consulter le dieu d’Eqrôn (عقرون). Elie les rencontra en route et leur dit : « Dites au roi : N’y a-t-il donc pas de Dieu en Israël, que vous alliez consulter baal zeboub ? C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur : le lit où tu es monté, tu n’en descendras pas, tu mourras certainement. » Lorsque le roi entendit cela, il sut que c’était Elie, il lui envoya un cinquantenier qui le trouva assis au sommet d’une montagne et lui dit : « Homme de Dieu ! Le roi a ordonné : descend ! » Elie lui répondit : « Si je suis un homme de Dieu, qu’un feu descende du ciel et te dévore, toi et ta cinquantaine », et un feu descendit du ciel et le dévora, lui et sa cinquantaine. Le roi lui envoya un second cinquantenier qui subit le même sort. Le troisième cinquantenier se mit à genoux devant Elie et le supplia humblement. Alors selon les instructions de l’ange du Seigneur, Elie se leva et descendit avec lui chez le roi. Il lui reprocha ce qu’il avait fait et le roi mourut dans son lit.
    C’étant rendu au bord du Jourdain avec Elisée, son disciple, il prit son manteau le roula et frappa les eaux qui se séparèrent d’un côté et de l’autre, et tous deux traversèrent à pied sec. Alors qu’ils discutaient, voici qu’un char de feu et des chevaux de feu se mirent entre eux deux et Elie monta au ciel dans le tourbillon.

    Que ses prières soient avec nous. Amen !

  3. En ce jour de l’an 154 décéda saint Marcien (مركيانوس) le huitième pape d’Alexandrie. Ce saint naquit à Alexandrie et succéda au pape Eumenius (أومانيوس) suite à une réunion du clergé et du peuple de la ville portuaire pendant laquelle il fut choisit à l’unanimité à cause de sa science et de sa piété. Il demeura sur le siège apostolique neuf ans, deux mois et vingt six jours, pendant lesquels il enseignait son peuple sans discontinuer s’efforçant de les protéger des enseignements étrangers. Après avoir accompli son combat d’une manière agréable à Dieu, il décéda en paix.

    Que ses prières soient avec nous. Amen !

  4. Nous célébrons aussi aujourd’hui, le décès de saint Basile le grand, évêque de Césarée (الأنبا باسيليوس أسقف قيسارية). Son père se prénommait Isidore (اسيذورس) et il était prêtre. Il eut cinq enfants Basile, Grégoire (غريغوريوس), Césaire (كساريون), Pierre (بطرس) et Macrine (مكرينة). Cette famille toute entière vécut dans la sainteté.
    Basile suivit des études de rhétorique qui lui fut enseigné par un philosophe d’Antioche nommé Libanius (ليبانيوس) et exerça quelque temps la profession d'avocat. En 358, il renonça au monde et il entreprit un grand voyage qui le mena en Egypte où il put admirer les ascètes et en être influencé. De retour chez lui il se retira dans une vallée désertique. A cause de sa bonne réputation et sa sainteté, nombreux étaient ceux qui venaient lui rendre visite et suivre son exemple afin qu’il les guide vers une vie parfaite.
    En 363, il est ordonné prêtre et poursuit l’enseignement des croyants en affermissant la Foi orthodoxe et en ramenant les égarés. En 370 il est consacré archevêque de Césarée de Cappadoce. En raison de son intrépidité et sa défense de la vérité, il n’hésitait pas à dénoncer les écarts de conduite des rois ainsi que leurs déviations de la Foi. L’empereur Valens (والس) voulut l’exiler plusieurs fois. Mais il ne put le faire à cause de la mort de son fils. Un peu plus tard, comme on lui présentait l'ordre de bannissement de l'évêque, sa plume se brisa à trois reprises. L’empereur déchira alors la feuille et le laissa conduire son peuple et gérer en paix les affaires de l’Eglise.
    Saint Basile était comblé de l’Esprit Saint. Il rédigea la liturgie qui porte son nom et Dieu réalisa de nombreux miracles par son intermédiaire. Il fit beaucoup de bonnes actions.

    • Une fois, les hérétiques voulurent s’emparer d’une église, alors saint Basile s’entendit avec eux qu’ils fermeront la porte de l’église et que chaque parti élève successivement ses prières devant les portes closes. Les supplications des hérétiques restèrent sans effet, mais les portes s'ouvrirent à la suite de celles du saint.
    • Saint Ephrem (مار افرآم) vit un jour une colonne lumineuse s’élever de la terre jusqu’au ciel et entendit une voix lui dire qu’il s’agit de Basile. Il alla alors à Césarée et contempla ces vertus. Il fut ordonné diacre par l’archevêque.
    • Une femme écrivit un jour ses péchés sur une feuille et la remit à saint Basile qui pria pour elle. Tous les péchés furent alors effacés sauf un. Il l’envoya auprès de saint Abraham pour qu’il prie pour elle. Celui-ci la renvoya au saint en lui disant de se dépêcher pour le retrouver avant qu’il ne décède. En arrivant, elle trouva qu’il était déjà décédé. Elle pleura amèrement et déposa le papier sur le corps du saint, alors ce qui y était écrit s’effaça.
    • Un médecin juif qui ne se trompait jamais dans son diagnostique avertit le saint qu’il devait mourir trois jours plus tard. Celui-ci pria et ne mourut que le jour qu’il avait annoncé. Le médecin crut alors et fut baptisé ainsi que sa famille.
    • Un jeune ayant signé un pacte avec le démon s’engageant à renoncer à sa Foi et à son baptême le récupéra grâce aux prières du saint et en fut délivré.

    Ce père rédigea de nombreux articles et des sermons et il commenta de nombreux passages de l’ancien et du nouveau testament. Il établit des règles qui sont toujours suivies.

    Que ses prières soient avec nous et gloire soit à notre Seigneur éternellement. Amen !