4 Bashans - Paroisse Copte Orthodoxe de la Vierge Marie

4 Bashans

1. Décès du pape Jean 1er, le 29ème patriarche de la prédication de saint Marc.

2. Décès du pape Jean V, le 72ème patriarche de la prédication de saint Marc.

 

1. Nous commémorons aujourd’hui le décès en 221 des martyrs (505 après Jésus Christ) du pape Jean 1er (يوأنس الأول) le 29ème patriarche de la prédication de saint Marc. Ce père naquit à Alexandrie de parents chrétiens. Il fut attiré dès sa jeunesse par la vie monastique, puis il s’enrôla au monastère de saint Macaire (دير القديس مكاريوس).

Lorsqu’il fut choisi pour devenir patriarche, il voulut décliner cette charge mais les évêques, les prêtres et les notables lui forcèrent la main et le sacrèrent le 1er Paopi 213 des martyrs (496 après Jésus Christ). Dès qu’il fut installé sur le trône de saint Marc, il se préoccupa d’enseigner les fidèles, de les prêcher et de les affermir dans la Foi orthodoxe.

Après le décès de l’empereur Zénon (زينون) il fut succédé par Anastase le juste (أنسطاسيوس البار). Saint Sévère d’Antioche (ساويرس الإنطاقي) lui écrivit une lettre dans laquelle il affirmait les principes de la Foi orthodoxe. A cette époque le patriarche de Constantinople Macédonius (مقدونيوس) avait coupé toute relation avec les Eglises d’Alexandrie et d’Antioche et proclamait les enseignements du concile de Chalcédoine. L’empereur convoqua un concile dans la capitale de l’empire qui destitua le pape, puis il l’exila. Il fut remplacé par un homme vertueux nommé Timothée (تيموثاوس). Dès que ce dernier fut installé sur le siège patriarcal, il réunit un concile local refusant les résultats de celui de Macédoine et proclamant son union avec les Eglises d’Alexandrie et d’Antioche.

L’Eglise d’Alexandrie connut un grand essor à l’époque du pape Jean car le calme et la paix avaient comblé les cœurs puisque l’empereur Anastase était un homme de paix. Ce dernier envoyait aux pères de la vallée de Scété tout ce qui leur était nécessaire. Cependant une épidémie s’est propagée à Alexandrie et fit périr un grand nombre de ses enfants spirituels. Puis, après avoir accompli son bon combat, il tomba légèrement malade puis décéda en paix. Ce père demeura sur le siège patriarcal pendant huit années et sept mois.

Que la bénédiction de ses prières soit avec nous. Amen !


2. Nous commémorons aussi le décès en 882 des martyrs (1166 après Jésus Christ) du pape Jean V (يوأنس الخامس) le soixante-douzième patriarche de la prédication de saint Marc. Ce pape était le moine Jean ibn abi-l-Fath (يوحنا (يوأنس) إبن أبي الفتح). Il fut sacré pape le 2ème jour du petit mois (863 )النسئ des martyrs (1147 après Jésus Christ). Ce pape avait un concurrent nommé Jean ben Kadrân (يوأنس بن كدران). Ce dernier voulut faire intervenir le calife al-Zaher (الظاهر) en sa faveur mais les évêques, les prêtres et les notables se mirent d’accord que le siège de saint Marc ne pouvait pas être un objet de convoitise à la disposition de toutes les ambitions et le calife se relia à leur avis. Après son intronisation, le pape convoqua le moine Jean ben Kadrân pour lui proposer d’être évêque de Samannoud (سمنود) mais ce dernier refusa et promit de demeurer toute sa vie un simple moine.

A l’époque de ce pape et sous le califat d’al-Zafer (الظافر) dont le ministre était nommé al-‘Adel ben al-salãr (العادل بن السلار), un usurpateur s’empara du trône d’Ethiopie et exila le roi légitime. Le métropolite de ce pays, abba Michel al-atfihi (أنبا ميخائيل الأطفيحي), lui reprocha son action ce qui le mit en colère. En conséquence il écrivit à al-‘Adel pour lui demander de convaincre le pape de sacrer un autre métropolite pour l’Ethiopie. Comme le pape refusait d’obtempérer, il le fit mettre en prison et ordonna aux chrétiens de mettre leurs ceintures (شد الزنانير) et de retirer leurs couvre-chefs (خلع الطيالس). Mais ceci ne dura pas longtemps car le gouverneur du Caire (والي مصر) se rebella contre lui, le tua et prit sa place. Pendant la période de troubles plusieurs églises furent détruites et pillées. Lorsque les difficultés passèrent, il restait encore un seul copte dans l’administration du Calife (ديوانالخليفة). Celui-ci se nommait al-Asaad Salib (الأسعد صليب) qui se chargea de la reconstruction des églises détruites, de la consolidation de celles qui étaient délabrées ainsi que du remplacement les récipients volés.

Peu de temps plus tard, le ministre al-Abbas (الوزير العباسي) tua le Calife al-Zafer et proclama le fils de ce dernier pour lui succéder sous le nom d’al-Fa-iz (الفائز) alors qu’il n’avait que cinq ans. Abbas pensait gouverner l’Egypte jusqu’à la majorité du jeune calife. En conséquence il agit comme bon lui semblait en pillant et en tuant et il proclama la guerre aux croisés. Les chrétiens subirent des difficultés de la part des croisés ainsi que de leurs concitoyens et se retrouvèrent entre le marteau et l’enclume. Quelques temps plus tard, le peuple se rebella contre al-Abbas qui s’enfuit vers la Syrie mais fut tué en chemin. Puis, il fut remplacé par le prince Talã-i-e ben Raziq (طلائع بن رزيق) le gouverneur d’al-Achmounayn (الأشمونين) qui était le plus puissant parmi les princes. Il alla au Caire, prit le dessus sur les soldats d’al-Abbas, rétablit le calme et se fit surnommer al-Malik al-Saleh (الملك الصالح) Il était cruel envers les chrétiens et, à son époque, il y eut une grande et forte inflation des prix et une épidémie s’attaqua aux vaches. Lorsque les difficultés s’accrurent, le pape Jean V fut grandement affecté et il rendit l’âme entre les mains du Père céleste. Il fut enterré à l’église de saint Macaire après avoir siégé pendant huit années, huit mois et quatre jours.

A l’époque de ce pape il fut ajouté dans la prière de confession finale de la sainte liturgie eucharistique le mot « vivifiant » (لفظة المحي) Pireftanqo après l’expression « que c’est le Corps » et depuis il est dit : « que c’est le Corps vivifiant que Ton Fils Unique, notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, a pris de notre Dame et notre Reine à tous, la Mère de Dieu sainte Marie ». Ceci fut fait après de grandes discussions.

Que la bénédiction de ses prières soit avec nous et gloire soit à Dieu éternellement. Amen !