30 Baramhât - Paroisse Copte Orthodoxe de la Vierge Marie

30 Baramhât

1. Commémoration de l’archange Gabriel, le Messager.

2. Commémoration de Samson, l’un des juges d’Israël.

3. Translation des reliques de saint Jacques, l’intercis.

 

1. Nous commémorons aujourd’hui l’archange Gabriel (جبرائيل), le messager (المبشر). Il a mérité de porter à la sainte Vierge Marie l’annonce de la naissance du Fils unique. C’est lui qui auparavant avait annoncé au prophète Daniel le retour d’exil du peuple d’Israël ainsi que la venue du Christ pour le Salut du monde et la fin des sacrifices animaux. Il lui proclama aussi ce qui devait se passer à la fin des temps. De plus il prédit au prêtre Zacharie la naissance de Jean le baptiste, le précurseur. Nous devons l’honorer et lui demander d’intercéder en notre faveur.

Que sa sainte intercession soit avec nous. Amen !


2. Nous commémorons aussi en ce jour le décès de Samson (شمشون), l’un des juges d’Israël1. Il était de la tribu de Dane (سبط دان) et il naquit à Soréa ( ُصرعة) après que sa naissance ait été annoncée à sa mère stérile par un ange du Seigneur. Il lui dit aussi « garde- toi de boire du vin ou d'autre boisson enivrante ... ... et le fer (le rasoir) ne passera point sur sa tête, parce qu’il sera Nazir de Dieu. » L’ange apparut aussi à son père Manoah (منوح); et lui fit la même annonce. « Et la femme accoucha d'un fils qu'elle nomma Samson l’enfant devint grand, et le Seigneur le bénit. Et au camp de Dane, l'Esprit du Seigneur commença à l'accompagner entre Soréa et Eshtaol. »

Samson épousa une païenne de Timna (تمنة). En chemin pour la retrouver, « voici venir à sa rencontre un jeune lion rugissant. L'Esprit du Seigneur s'élança sur Samson, qui broya le lionceau comme il eût broyé une jeune chèvre ; or, il n'avait rien dans les mains. » Quelques jours plus tard il repassa par là. « Il se détourna pour voir le cadavre du lion, et voilà qu'il y avait dans sa gueule un essaim d'abeilles et du miel. II prit du miel dans ses mains, et il s'en alla en mangeant. Quand il eut rejoint son père et sa mère, il leur en donna, et ils en mangèrent. »

Samson se rendit à nouveau à Timna où il y eut un festin. Il proposa aux Philistins une énigme en disant : « L’aliment a été tiré du mangeur ; la douceur de la force. » Comme ils ne trouvaient pas la solution, ils demandèrent à la jeune femme « Trompe ton mari, et qu'il t'explique l'énigme ; sinon nous te livrerons aux flammes, toi et la maison de ton père. » Alors elle pleura auprès de son époux qui finit par lui donner la solution. Le septième jour du festin, les habitants de la ville lui dirent : « ‘Qu'y a-t-il de plus doux que le miel ? Qu'y a-t-il de plus fort que le lion ?’ Et Samson leur dit : ‘Si vous n'aviez point labouré avec ma génisse, vous ne sauriez point mon énigme.’ Aussitôt, l'Esprit du Seigneur s'élança sur lui ; il alla en Ascalon, il y tua trente hommes, puis il prit leurs vêtements, et il donna leurs tuniques changeantes à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Et Samson fut courroucé, et il revint à la maison de son père. Et la femme de Samson épousa l’un des amis qu'il aimait. » Alors Samson se mit en colère et il brûla leur plantation et leur vignoble puis il s’installa dans un rocher.

Les philistins partirent en campagne contre Juda et demandèrent que Samson leur soit livré. Alors, trois mille hommes allèrent demander à Samson de revenir avec eux et lui promirent de ne pas le tuer eux-mêmes. Ils le lièrent donc avec deux cordes neuves, et ils l'enlevèrent de cette roche. Dès qu’il retrouva les philistins, l'Esprit du Seigneur s'élança sur lui, ... ...et les liens de ses mains se rompirent. Et il trouva à terre une mâchoire d'âne, et il étendit la main, et il la ramassa, et, avec cette mâchoire, il tua mille hommes. Samson jugea pendant vingt ans Israël à l’époque des Philistins.

Une fois qu’il se rendit à Gaza ils l’entourèrent, et ils l’épièrent à la porte de la ville, et ils ne bougèrent pas de toute la nuit. S’étant levé il prit les portes de la ville avec les deux jambages ; puis, les soulevant à l'aide du verrou, il les mit sur ses épaules. Alors, il monta au sommet de la montagne, où il les déposa.

Les chefs des Philistins demandèrent à Dalila de leur faire connaitre le secret de la force de Samson. Après plusieurs tentatives, il finit par lui ouvrir tout son cœur et lui dit : « Jamais le fer (le rasoir) n'a passé sur ma tête, parce que, depuis les entrailles de ma mère, je suis consacré au Seigneur. » Elle alla en informer les Philistins puis, l’ayant endormi, elle lui rasa tresses de sa tête. Les Philistins le saisirent, lui arrachèrent les yeux, et le transportèrent à Gaza, où ils le mirent en prison avec des entraves d'airain aux pieds ; enfin, ils lui firent tourner la meule, dans la maison du geôlier.

Les chefs des Philistins étaient réunis pour offrir un grand sacrifice a Dagon leur dieu, et pour se réjouir. Ils disaient « Dieu a livré à nos mains Samson notre ennemi ». Ils le firent venir pour qu’il les divertisse et le placèrent entre les colonnes. Or ses cheveux commençaient à pousser. Alors, il invoqua le Seigneur en disant : « Souviens-Toi de moi, et rends-moi encore une fois mes forces, ô mon Dieu ! Qu'une fois au moins je tire vengeance des Philistins, pour mes deux yeux. » Alors il saisit les deux colonnes du milieu et s’écria : « Mort à moi et aux Philistins ! » Et le temple s’écroula sur tous ceux qui s’y trouvait et plus de trois mille hommes moururent en même temps que Samson.

Ses frères vinrent le prendre et ils l’ensevelirent entre Soréa et Eshtaol, dans le sépulcre de Manoah son père.

Que la bénédiction de ses prières soit avec nous. Amen !


3. Nous commémorons aussi aujourd’hui la translation des reliques de saint Jacques le persan surnommé l’Intercis (يعقوب الفارسي المعروف بالمق طع). Celles-ci se trouvaient à Gaza

et furent transférées en Egypte où elles furent déposées dans une église construite à son nom au vieux Caire. L’histoire de sa vie et de son martyre se trouve dans le Synaxaire du 27 Athor.

Que la bénédiction de ses prières soit avec nous et gloire soit à notre Seigneur, éternellement. Amen !